Zone d’intervention

z1A l’exception de la ville de Ouagadougou, l’AZPF agit dans des localités situées dans la province du Yatenga. Dans cette région, les villages sont constitués de concessions familiales. Celles-ci sont distantes les unes des autres pour permettre à chaque famille de cultiver. Chaque concession se compose de greniers à céréales, de cours et de cases, généralement de forme circulaire, dont les murs sont en banco (terre battue) et les toits sont en paille ou en bois recouverts de banco.

Dans la zone d’intervention de l’AZPF, l’agriculture constitue la principale activité économique, exercée par plus de 98% de la population. Pratiquée traditionnellement, elle repose sur les cultures vivrières comme le mil, le maïs, le sorgho et le niébé. Ces céréales sont réservées à la consommation quotidienne. Les cultures de rentes, destinées à la vente, sont l’arachide, le sésame et le petit pois. La culture de contre-saison, basée sur la culture maraîchère, permet de compléter l’alimentation. Les cultures pratiquées sont : le chou, l’oignon, la carotte, la salade, l’aubergine, le gombo, etc. Il s’agit de la principale activité économique des jeunes. Les produits de la récolte sont directement commercialisés sur place, sur les marchés des villages et sur le marché principal de Ouahigouya.

z2L’agriculture est de type extensif et utilise la fumure organique qui est constituée de bouse de vache et de matières organiques issues de fosses fumières. Comme outils, la population utilise la daba (sorte de pioche), la binette et la houe souvent associées à la charrue bovine ou asine. La technique des cordons pierreux (favorisant la rétention d’eau) et des zaï (grands trous favorisant l’infiltration) est beaucoup utilisée. D’une manière générale, l’agriculture est peu rentable en raison des conditions climatiques (manque de pluie) et de la pauvreté du sol. Elle est ainsi réservée à la consommation locale. La sous-production est liée essentiellement au manque de moyens financiers et d’eau ainsi qu’au problème d’écoulement des produits.

Les villages dans lesquels intervient l’AZPF sont soumis à un climat sub-sahélien. Celui-ci se caractérise par l’alternance d’une longue saison sèche et d’une courte saison humide. La saison sèche s’étend d’octobre à mai. Jusqu’au mois de mars souffle l’harmattan, un vent du nord-est. Cette période est favorable à la culture maraîchère. Elle coïncide également avec la propagation d’épidémies (méningite, tuberculose). De mars à mai, la saison sèche est plus chaude. Les températures atteignent très fréquemment plus de 40°C durant la journée. La saison des pluies, ou hivernage, s’étend de juin à septembre et la mousson, vent chaud et humide soufflant du sud-ouest au nord-est, y sévit. Cette période est particulièrement favorable à la culture de céréales comme le mil, le sorgho, le fonio, le sésame et l’arachide.

z3Dans son ensemble, le relief est très peu accidenté. Nous relevons toutefois la présence de plaines, de zones creuses appelées bas fonds et de collines. Les zones de plaine sont constituées principalement de gravillons mais contiennent également du sable. Ces espaces sont utilisés pour la culture du sorgho blanc, du petit mil, du niébé, de l’arachide et du sésame. Les bas-fonds, formés de limons et d’argiles, servent à la culture du riz et maraîchère (pommes de terre, carottes, oignons, tomates, choux, salades, poivrons, piments, épinards).
D’une façon générale, les sols, constitués de terres ferrugineuses lessivées et peu profondes, ne contiennent que peu d’éléments nutritifs comme le phosphore, le calcium et l’azote. Ils sont ainsi très peu fertiles. L’affleurement par endroit de la cuirasse latéritique rend le sol incultivable.

Dans l’ensemble des villages, le téléphone fixe, l’eau courante et l’électricité sont inexistants. Les principales sources d’informations se résument aux radios locales, à la télévision nationale du Burkina alimentées par des batteries, aux causeries des marchés et des griots.

 


Made in seed*