Les 5 Formation mobilisation sociale 1et 6 octobre 2013, l’association Zoodo a organisé une formation sur la mobilisation sociale dans le village de Longa. Cette formation entre dans le cadre du projet de malnutrition qu’elle pilote et qui est financé par l’Association Paspanga. Vingt cinq personnes constituées des femmes relais, des membres du comité de gestion et des représentants du village ont pris part à cette formation. L’objectif recherché est que la population entière se mobilise pour la cause de la santé maternelle et infantile.

Pour qu’un projet de développement soit participatif, il faut que les populations l’appréhendent et s’impliquent d’une manière franche et responsable. Le renforcement des capacités des populations est alors capital à travers plusieurs stratégies d’intervention. La mobilisation sociale en est une. Elle est une stratégie visant à amener la population entière à satisfaire une cause de développement. C’est pourquoi, elle a retenu l’attention de l’AZPF comme un module de formation dans le cadre du projet sur la malnutrition.

Le formateur M. Alfred Ouédraogo a fait savoir aux participants que la réussite d’un tel projet passe nécessairement par leur forte implication. C’est pourquoi, il a abordé des thématiques comme la communication pour le changement de comportement. Elle peut se faire à travers des causeries , des visites à domicile ou des projections de films. Les vingt cinq personnes formées devraient servir de mobilisateurs pour inciter la population à coopérer pour la réussite du projet.

Au sortir des deux jours d’échange, participants et formateur ont tous apprécié le contenu. C’est par un jeu de rôle que le formateur a cloturé la séance. Les participants quant à eux, ont promis de mettre en exergue ce qu’ils ont appris pour erradiquer la malnutrition dans le village !

Mars 2014

 

 

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GANAME Ismael a bénéficié du soutien scolaire quatre annnées durant. Egalement bénéficiaire du programme de parrainage Beogo, Ismael est aujourd’hui étudiant en première année de Gestion Ressources Humaines à l’Université Polytechnique de Ouahigouya. A travers ces quelques lignes, il nous partage son expérience d’ancien élève parrainé devenu encadreur de soutien scolaire durant 2 mois.

Voici maintenant quelques semaines que j’ai débuté le soutien scolaire. Jusqu’ici tout se passe pour le mieux. Je suis heureux et fier de participer à ce soutien. Je prends du plaisir en m’occupant de mes jeunes frères. C’est un grand honneur pour moi. Durant ces semaines, j’ai eu à ma charge des élèves du CE1 (Cours Elémentaire première année), des élèves du CE2 (Cours Elémentaire deuxième année), des élèves de la sixième et de la cinquième. Le soutien a lieu les jeudis et samedis (matins et soirs).

Une fois j’ai dû me rendre à Baobané pour pallier l’absence d’un encadreur. Là-bas j’ai eu à encadrer des élèves du CP1 IMG_6773(Cour Préparatoire Première année) et des élèves du CP2 (Cour Préparatoire Deuxième année). J’apprécie en général tout ce que l’association fait pour les enfants parrainés mais en particulier le soutien scolaire. C’est un cadre où les élèves peuvent combler leurs lacunes et accroitre leur niveau. Le soutien leurs permet d’être actifs et d’étudier pendant leurs temps libre. En tant que ancien élève bénéficiaire du soutien scolaire, je suis très heureux de pouvoir  partager mon expérience avec mes jeunes frères et sœurs et de les sensibiliser. J’espère  avoir l’opportunité de continuer pendant longtemps dans ce sens.

GANAME ISMAEL,

20 ans etudiant en 1ère Année Gestion des Ressources Humaines

Mars 2014

 

3 classes de Boundoukamba4L’école de Boundoukamba a inauguré ses portes le 1 octobre 1992. Elle est donc vielle de 22 ans.  Pour la petite histoire, une délégation  composée de blancs qui traversait le village pour se rendre dans une autre localité  a fait escale à Boundoukamba. Lorsque le chef de la délégation s’est rendu compte que le village ne disposait pas d’école, il a promis d’en offrir une aux villageois. Par la suite, sous la houlette d’une ONG française, l’école a vu le jour. Depuis son ouverture, l’école a formé des enseignants et d’autres fonctionnaires moyens (cadres moyens). A l’ouverture l’école comptait 84 élèves et 22 ans après elle compte 115 élèves répartis dans 3 classes.
Malheureusement, ces classes ont subi des dommages avec l’usure du temps.  Les tôles et les chaperons sont endommagés.  Les tôles sont déchirées à certains endroits. De l’avis des maîtres il est très difficile de travailler dans ces conditions. Lorsque le vent souffle les tôles bruissent dangereusement, sans oublier que pendant la saison pluvieuse l’eau suinte de partout rendant la tâche difficile aux élèves et aux enseignants. En 2007 des morceaux  de ciment se sont  même détachés du mur et il a manqué de peu pour qu’un élève soit blessé.
Il faut aussi noter que les parents d’élèves ont joué leur partition dans la construction et surtout l’entretien de l’infrastructure. Ils ont aidé les maîtres à renforcer le toit, pendant l’harmattan, car c’est la période de fortes bourrasques de vent. Ils se sont réellement impliqués grâce à de petites contributions qu’ils mettent dans la caisse réservée  aux petites dépenses de l’école. Pendant donc 22 ans les enseignants qui se sont succédés ont eu l’appui des parents dans l’entretien de l’école, soit en raccommodant les murs éclatés soit en renforçant la tôle avec des matériaux locaux.
Le temps pour d’importants travaux de réfection est arrivé, le devis prévu est de  7’000’000 FCFA (environ  11’000 €).
Merci pour votre aide!

 

 

Depuis le 6 octobre 2013, un coin a été aménagé à Pissy pour accueillir 4 grands métiers à tisser pour faire un tissage à grandes bandes. Ce travail a été mis en place à Pissy parce que Zoodo est membre d’IVATEX (innovations pour la valorisation du textile). Dans le cadre d’IVATEX, les produits tissés au niveau de Baobané ont été sélectionnés et devraient être faits en grandes bandes. Malheureusement personne à Baobané ne sait tisser avec le grand métier. Alors, le partenaire de IVATEX qui est ITC (International Trade Center) a proposé à Zoodo de faire un point focal à Ouagadougou pour bénéficier de cette formation, car Ouahigouya est très distant pour un suivi technique en tissage.

C’est ainsi, que nous avons décidé de faire cette activité dans un coin du centre de Pissy en construisant un hangar qui abrite 4 grands métiers dont deux sont achetés par les recettes des produits vendus par Beogo  depuis plus de 3 ans et étaient déposés à Baobané sans être utilisés. Pour nous c’est une chance de les utiliser.

Les deux autres métiers sont offerts par ITC afin de nous permettre de produire rapidement 120 mètres de tissus de 1 mètre de largeur d’ici mi-novembre.

 

Photos prises par Gianni et Noémi Franti

Janvier-Février 2013

 


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