Arrivée à l’âge de 13 ans du village, Zalissa Sawadogo a aujourd’hui 20 ans et est une grande tisseuse grâce à l’Association Zoodo pour la Promotion de la Femme. Elle est fière de son métier et surtout heureuse de s’épanouir dans le travail qu’elle fait avec tant d’amour.

 

Photo Zalissa

Il y a 7 ans de cela que Zalissa foulait le sol de la ville de Ouahigouya en laissant ses parents, et amis au village pour s’occuper de la garde d’un bébé dans une famille. Après deux ans chez cette dame qui l’a si bien accueillie, celle-ci va lui conseiller d’apprendre un métier. « Une jeune fille doit apprendre à faire la cuisine, mais elle doit aussi apprendre un métier pour pouvoir aider plus tard son mari », lui a dit la femme. Chose dite, chose faite et voilà Zalissa qui prend le chemin du village de Baobané, localité à environ 7km de Ouahigouya pour apprendre un métier, le tissage sur initiative de l’Association zoodo pour la promotion de la femme. Un nouvel univers pour elle, une nouvelle expérience aussi pour elle, mais vite, va-t-elle s’habituer et tout devient facile. « Je regardais comment faisaient les femmes qui tissent. Elles me montraient, la teinture, le bobinage, le nouage etc », nous dit-elle. C’est ainsi que petit à petit, Zalissa va apprendre, jusqu’au jour où sa tutrice va lui proposer de l’amener à la capitale burkinabè, Ouagadougou où elle pourrait se perfectionner dans le siège annexe de l’association. Sur place, elle s’améliore en petit métier, puis apprend le grand métier et en quelques temps, elle est citée parmi les grandes tisseuses du grand métier. Assidue, polie et travailleuse, Zalissa a découvert les secrets du tissage et présente différents motifs et surtout en tire grandement profit. « Au début, je gagnais environ 10 mille par mois, aujourd’hui, j’ai au moins 50 mille FCFA le mois. Le tissage est concret, plus tu travailles, mieux est le rendement », nous confie-t-elle toute heureuse. Ravie dit-elle de se voir épanouie et capable de venir en aide à ses parents restés au village. « J’invite toutes les filles à bien se comporter quand elles ont la chance d’être adoptées dans une famille. Quand elles ont la chance d’apprendre un métier, qu’elles se mettent au sérieux et acceptent apprendre, car elles qui vont en profiter plus tard », conseille-t-elle à ses sœurs. Si aujourd’hui Zalissa est considérée comme modèle de réussite, c’est grâce à l’Association Zoodo pour la promotion de la femme qui a fait de l’autonomisation économique de la femme son cheval de bataille. L’association lui a donné les rudiments nécessaires pour apprendre un métier et s’épanouir.