Si aujourd’hui les femmes du village de Bagayalgo au nord du Burkina Faso vivent honorablement du tissage et de la teinture, c’est grâce à l’Association Raoul Follereau de la Suisse qui a financé la construction d’un centre de tissage en 2016 sur initiative de l’Association Zoodo pour la promotion de la femme. Une manière de rendre les femmes du milieu rural économiquement autonomes, levier du développement.


Une vingtaine de femmes au départ qui ne s’imaginaient pas pouvoir abandonner leurs activités de maraîchage, de petits commerces sont aujourd’hui de grandes tisserandes dans cette partie nord du Burkina, Bagayalgo, situé à environ 20 Km de Ouahigouya. Cette transformation a été possible grâce à la volonté de ces femmes d’accepter se faire former depuis les premières années d’installation en 2016 et 2017. Une période qui a été consacrée à l’apprentissage des différents techniques de tissage (petites et grande largeur) et de teinture (ikats et unies).

De bons résultats au bout de la patience et de l’effort

Les femmes de Bagayalgo, malgré les faibles rendements au départ et les petits découragements, ont gardé espoir et courage pour récolter aujourd’hui le fruit de leur labeur et patience.
Les premiers résultats ont commencé à être visibles courant l’année 2018 après des formations en perfectionnement tissage, teinture et contrôle qualité. Grâce à ces formations et à leurs créativités, les femmes de Bagayalgo tissent de magnifiques armures en picks et ikats très prisés au village, à Ouagadougou comme dans la sous-région. Elles sont bien organisées et arrivent de manière autonome à trouver des clients dans les villages environnants et auprès de leurs parents de la diaspora (Côte d’Ivoire, Guinée et Sénégal). La qualité des pagnes est nettement améliorée et elles arrivent à corriger les défauts de tissage.


Au nombre de dix-huit, les femmes qui travaillent au centre sont suivies quotidiennement par une animatrice. « Autrefois sans revenu régulier, le salaire moyen mensuel des femmes est de 20 000FCFA de nos jours », foi de la Présidente de l’association zoodo, Mariam MAIGA. Heureuses sont-elles d’exercer un travail digne et valorisant et redoublent d’efforts pour accroître leurs gains. Une reconnaissance qu’elles expriment à l’endroit du partenaire l’Association Raoul Follereau à travers l’Association Zoodo qui les accompagne sur le terrain. D’autres femmes aimeraient intégrer l’équipe et les artisans actuels souhaitent améliorer leurs connaissances à travers d’autres formations.

tisseuses de Bagayalogo 1