Lauréate 2017 du Fonds Commun Genre (FCG)/ Diakonia, Balguissa Sanga, promotrice de Lilas Confection a ouvert officiellement son atelier de couture ce mercredi 9 janvier 2019 à Ouagadougou. Ainsi, la jeune entrepreneure a en présence des collaborateurs, amis et parents, témoigné sa joie et réaffirmé son engagement à réussir dans la confection des tenues d’enfants en Faso Danfani et générer des emplois au profit des femmes et des jeunes.

 

Balguissa Sanga promotrice

 

C’est un rêve qui devient une réalité chez Balguissa Sanga/Maiga : de la sous-traitance à son propre atelier de couture aujourd’hui; et cela grâce à l’appui du Fonds Commun Genre/Diakonia avec les Start-Up 2017. Elle, qui a toujours aimé faire du design avec le Faso Danfani, pour faire du prêt à porter pour les enfants et des accessoires, n’a plus besoin de faire la ronde de couturier en couturier pour se faire livrer son produit. Sur place, elle travaille à présent avec une équipe complète pour satisfaire sa clientèle. Quoi de plus normal alors qu’elle se dise être comblée dans son mot de bienvenue. « Cet atelier a vu le jour grâce au financement du FCG/Diakonia. Je vous demande de me soutenir dans la prière pour que ce projet soit une réussite, qu’au bout des trois années, Lilas Confection grandisse et puisse voler de ses propres ailes », a-t-elle formulé comme vœu.

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Zakaria Louré

Pour le chargé de projet de Burkina Business Incubator (BBI), Zakaria Louré, c’est un plaisir de voir la lauréate s’installer pour mener à bien son travail et pouvoir rembourser le prêt à l’issue des trois ans. « La mission de l’incubateur dans ce projet, c’est de l’accompagner, elle et 13 autres start-up dans la réussite de leurs projets respectifs. Notre accompagnement est multiforme. Il s’agit d’aider les promotrices à avoir des plans d’affaires clairs, de les appuyer en termes de formations, en termes de développement personnel et aussi les mises en réseau, du coaching, du conseil, etc. », s’est-il exprimé.


Côté famille également, c’est un message d’encouragement à l’endroit de la jeune entrepreneure, qui doit pouvoir se faire valoir dans ce milieu. « Je lui souhaite beaucoup de courage, parce que tout début est difficile. Il ne faudrait surtout pas qu’elle hésite à nous approcher en cas de besoin. Nous tenons aussi à remercier les partenaires qui ont financé, n’eût été leur accompagnement, ça allait être difficile pour elle de pouvoir mettre en œuvre ce projet», a déclaré la tante de la promotrice, Bintou Sawadogo.

Tante Bintou

                                                                  Bintou Sawadogo, tante de la promotrice lui a adressé ses sincères encouragements


Entre donc compliments et encouragements des co-lauréates et amies de la mode, Balguissa Sanga a donc dit-on, les coudées franches pour réussir dans cette passion d’habiller les enfants burkinabè en Faso Danfani et même ceux de la sous-région.

Carol bali

  Balguissa Sanga et Carole Sanhouidi, créatrice de mode

La Bibliothèque de Quartier de l'Association Zoodo pour la Promoion de la Femme (AZPF), a tenu le pari de l’organisation de de la 8e édition de la Nuit du Meilleur Lecteur, le samedi 15 décembre 2018. Une soirée au cours de laquelle les meilleurs élèves ont été primés et aussi, un cadre par excellence pour inculquer le goût de la lecture aux jeunes scolaires.

Les étudiants de Zoodo soutenus par L'Association Beogo de la Suisse se sont réunis chez Mariam MAIGA, la Présidente de Zoodo pour discuter des rapports à rédiger et préparer la rentrée universitaire 2018-2019. C'est une occasion pour ces jeunes de finaliser leur convention de collaboration avec Zoodo-Beogo pour 2018-2020.

Dans le cadre du projet de filature, 8 femmes de Bilinga étaient  à Possomtenga le 16 octobre 2018 pour une démonstration de techniques de filature manuelle du coton à des clients étrangers.

 

L’objectif de cette séance de démonstration est de permettre aux acheteurs internationaux de voir comment est pratiquée la technique de filature  par les femmes et quels sont les différents types de calibres qu’on peut obtenir.

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A en croire Fatouma Sawadogo/ Maïga, la chargée de projet à l’AZPF, «  nous avons expliqué le procédé à des bailleurs internationaux qui souhaitent travailler avec nous en achetant nos tissus et qui sont en relation avec des maisons de mode en Europe ». Il faut noter que des confrères du Mali sont venus aussi  faire une démonstration du bogolan, y compris d’autres du Burkina qui travaillent dans l’indigo.

Pour ce projet de filature, l’Association Zoodo pour la Promotion de la Femme travaille avec plus de 300 femmes dans 18 villages. Elle espère une suite favorable à l'issue de cette visite, recevoir évidemment des commandes, pour  booster par-là l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes dans les villages.

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Victime de la poliomyélite, Christiane Zoungrana est une handicapée moteur. Aujourd’hui, elle a fait du tissage son gagne pain et veut s’affirmer respectueusement dans la société. Christiane Zoungrana tisse à l’association Zoodo pour la Promotion de la Femme section Ouagadougou, au centre de Pissy.

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« C’est mon pied droit qui est invalide, je tisse seulement avec le pied gauche mais je fais de jolis motifs », affirme Christiane Zoungrana, une belle femme souriante. Elle est née à Keryoaguin, un village situé dans la commune rurale de Komsilga. C’est à l’âge de cinq mois que sa mère a constaté que son pied droit ne pouvait pas se plier et qu’il s’agissait de la poliomyélite d’après le diagnostic des agents de santé. Il n’y avait plus rien à faire pour Christiane. « Quand j’ai pris conscience de mon handicap, j’ai profondément souffert, surtout quand je voyais mes camarades courir et moi toujours assise. » dit-elle avec amertume.


Elle est très motivée dans son travail mais souvent bien fatiguée car tout le poids repose sur le seul pied gauche. Elle est championne en petit métier et en création de motifs. Très dynamique au travail, Christiane a choisi de vivre de son effort. Selon la responsable de la section, Bintou Wobgo : « Christiane travaille comme tout le monde. On ne dirait pas même pas qu’elle est handicapée et elle vient aussi en aide aux autres ». Christiane a une rémunération mensuelle, ce qui lui permet de pouvoir vivre et voler au secours de ses parents au village. Elle se dit être comblée et invite ses soeurs handicapées à se battre, car "il ne sert à rien de s'apitoyer sur son malheur''.

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